Changer de réseau social, pourquoi est-ce difficile ?

De plus en plus de personnes se soucient de leur sécurité et de leur vie privée. Qu’ils soient toujours sur Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, MySpace et bien d’autres, ces réseaux sociaux qui ne respectent pas votre vie privée et ça fait beaucoup réfléchir.

Pourtant, il existe des alternatives, libre et ou open source et ou décentralisé.

Les réseaux que (presque) tout le monde connait

Facebook

Twitter

Mais pourquoi ces réseaux cartonnent ils ?

Déjà c’est gratuit, il y a des millions de personnes dessus dont beaucoup d’artistes et autres people de la tv, du cinéma, du théâtre etc…
Parce que ces réseaux sont viraux, ils sont soignés, ultra simple d’utilisation, c’est donc « user-friendly ». Et à y regarder de plus près, on a très peu de liberté de rédaction. En effet sur Twitter par exemple, vous pouvez mettre ce que vous voulez… en 140 caractères… Sur Facebook c’est un nombre de caractères illimités, mais aucune mise en forme possible ni sur Facebook ni sur Twitter. On peut y ajouter des images, un lien, une vidéo, c’est à peu près tout !

On y est donc limité, mais vu que l’on ne peut rien y faire, on subit et ça nous convient très bien.

Les Alternatives :

Diaspora*

capture

Friendica

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Movim

movim_groupes21

GNU Social

gnu_social_web_frontend_with_swedish_localization1

Quitter (Variante de GNU Social)

Même si ces réseaux sociaux décentralisés ont une communauté grandissante, beaucoup sont ceux qui sont venus, qui ont vu et qui n’étaient pas convaincus.
Lors de mes recherches, j’avais découvert le français Movim :

Et sa version 2016 :

movim_groupes21

L’aspect visuel m’a beaucoup plu, cela avait un aspect pro et donc rassurant. Mais l’inscription à l’époque était une vraie catastrophe.
Movim est basé sur le protocole XMPP et exploite ses possibilités bien au-delà du simple tchat.
Pour s’inscrire sur Movim à ce moment-là il fallait d’abord créer un compte jappix puis accéder à son espace sur le site principal de Movim ou depuis l’un des serveurs. Après cette galère on pouvait y déposer des contenus, mais là encore c’était assez compliqué, il n’y avait pas de « Mur », en tout cas, pas clairement présenté. Par contre, son plus gros point fort était le tchat. Movim est en quelque sorte un réseau de blog, on créer son espace, on y fait des billets et on s’abonne à d’autres blogs. En gros c’est un peu ça le concept (si je me trompe, rectifiez-moi).
Je dis « à ce moment-là » car je ne m’y suis pas réinscrit, j’ai juste été voir l’évolution avec mon compte créer à cette époque !

Sa difficulté de prise en mains m’avait poussé vers la porte de sortie.

J’étais tombé sur Friendica, je l’ai alors installé sur mon serveur mutualisé, mais mon expérience fut catastrophique. Rien ne semblait fonctionner correctement. Même rien ne fonctionnait hors mis en « local », ce qui venait de mon serveur. J’ai d’abord cru que c’était un réseau social centralisé (je ne connaissais qu’à peine le principe de réseau social décentralisé), en fait, ce que je ne savais pas, c’est qu’il fallait attendre un peu (au moins 12 à 24h) pour que tous les serveurs se fédèrent. Ça je l’ai appris bien plus tard !

Par la suite, j’ai découvert Diaspora* :

Alors, Diaspora* c’était sympa, beau, mais sans plus, claire et en grosse parti intuitif.
J’ai alors choisi de m’inscrire sur l’un des POD (c’est comme ça qu’ils appellent les serveurs) et d’en prendre un Français, j’ai donc choisi le seul à cette époque me semble-t-il, diaspora-fr.org.

J’y ai découvert des personnes très sympathiques, les discussions sont largement plus riches et plus censés que sur Facebook ou Twitter.
C’est en utilisant Diaspora* que j’ai compris comment fonctionnait les réseaux sociaux décentralisées, j’ai alors compris que ce que l’on appelle la fédération, le fait que les serveurs communiquent ensemble, ne fonctionnait correctement qu’après avoir ajouté des contacts inscrit sur divers serveurs, j’ai alors compris mon erreur d’appréciation de Friendica. Ce n’est pas qu’il ne fonctionnait pas, c’est que ça n’avait pas fédéré avec les autres serveurs.

L’avantage de ces deux derniers c’est qu’ils communiquent ensemble ainsi qu’avec GNUSocial et Quitter.

J’essaierais de faire un billet sur chacun des réseaux prochainement.

Ouais, dans 10 ans !

Ah merde, je t’avais oublié toi ! Non, promis, pas dans 10 ans !

J’ai donc par la suite voulue aller plus loin et être maître de mes données, j’ai voulu installer mon POD Diaspora* mais… C’est développé en Ruby On Rails… Je ne connais pas, pas assez geek pour ça 🙂
Naturellement, j’ai un serveur PHP, je ne vais pas payer un 2nd serveur pour y mettre mon réseau social ! Alors, je me suis tourné vers Friendica. Je l’ai installé avec beaucoup de facilité et ça marchait très bien !
Sur ce réseau je me suis fait de nouveaux copains, mais de vraies personnes que je connais tel que des anciens élèves de mon école ou encore des membres de ma famille et des amis proches, c’était plus vide que le Sahara ! Il n’y avait qu’un couillon de pote 😉 et mon frère. Lorsque j’essayais de faire venir des personnes, ils étaient réticents.

Mais pourquoi-t-il donc !

Bien évidemment, les réseaux sociaux alternatifs sont développés par des bénévoles, il n’y a pas de société, c’est une fondation ou association qui est derrière tout ça. Les développeurs font ça sur leurs temps libre. Et en étant bon critique on peut facilement dire que ces réseaux sont très bien foutus, techniquement parlant.
Le soucis dans l’histoire c’est que l’utilisateur lambda n’est pas forcément au courant de cela. Mais lorsqu’on leur dit, ils ont tout de suite l’image d’un truc réservé aux geek en herbe !

Ce n’est pas totalement faux non ?

C’est vrai, que ce soit Diaspora* ou Friendica ou les autres, l’inscription pour un non initié est un enfer.

Comment ça « un enfer » ?

Je vais vous expliquer en image. Lorsque l’on veut s’inscrire sur Facebook par exemple, on fait http://www.facebook.com ou au pire Google.fr => facebook => facebook.com et de là, nous avons ceci :

Inscription Facebook

Donc, là, c’est simple, soit nous avons déjà un compte et on s’identifie en haut, soit on crée un compte via le formulaire « Inscription ». C’est clair, simple, précis.

Pour Diaspora* par exemple (mais c’est valable pour Friendica et ses copains !) :

On va faire instinctivement http://www.diaspora.com et on va tomber là-dessus :

diaspora.com

Ce n’est pas tout à fait ce à quoi l’on s’attendait. Pour cause, des petits malins se sont amusés à acheter le nom de domaine, rendant l’achat par la fondation impossible et donc l’accessibilité moins facile… Alors, dans ce cas on va faire www.google.com => Diaspora et on a :

Google Diaspora

C’est déjà mieux ! Mais là encore, un utilisateur lambda est un peu perdu !

Comme je le disais plus haut, Facebook et Twitter entre autres, nous ont formaté à un certain type de visuel, à une certaine façon d’utiliser un réseau social, ils ont crée la définition du mot réseau social !
Alors, lorsque l’on arrive sur un autre réseau social on veut « instinctivement » retrouver la même chose et puis pourquoi quitter un réseau pour un autre si sur cet autre réseau je ne peux pas faire les actions basiques du réseau précédent ?

Que dois-je retrouver sur ces réseaux sociaux alternatifs ?

  • Une barre en haut de page qui rappelle le nom du réseau, des yoli icônes qui me parlent et me permettent de savoir si j’ai une notification.
  • Garder les termes des autres réseaux. Une notification est une notification et pas autre chose.
  • Avoir un mur. Et ça c’est très important, c’est là que vont se trouver mes billets, mais aussi les billets de mes contacts ou amis. Peu importe comment vous designez le mur, il doit être visible et lisible.
  • Avoir un ou des systèmes de vote, les « likes », (évitez les « dislikes »), ou des mises en favoris, sans oublier le repartage.
  • Pouvoir devenir amis ou s’abonner à quelqu’un doit être simple, tellement simple qu’un gamin de 5 ans peut le faire sans aide.
  • Avoir de la couleur, être chaleureux.
  • Avoir un design simple et épuré, dans l’ère du temps, moderne et lisible.
  • Avoir des éléments graphiques pour être convivial (des Emoji par exemple).
  • Avoir des choses carrés et rangés, par exemple, il ne faut pas s’éparpiller avec un menu à droite, un à gauche, un en bas, un bouton menu, des infos mélangés, Aide, Invitez vos amis, Paramètres, Compte, Mon flux, Profil etc… misent n’importe comment et n’importe où !

Que doit m’apporter de plus ce réseau alternatif ?

Alors ce n’est que mon avis, j’ai tout de même mené mon enquête, mais rien d’extraordinaire qui permettrait d’en tirer des infos concluantes.

  • Une expérience utilisateur simple (ouais, l’inscription est une plaie, on ne va pas non plus galérer à vie sur le réseau…)
  • Une plus grande liberté de rédaction, mise en forme, longueur du contenu etc…
  • La possibilité de croisé d’autres services, mon flux Facebook, Twitter, mes flux RSS etc… Ça permet de transiter en douceur !
  • Être adapté sur smartphone et tablette.
  • Avoir une application est un gros plus.
  • Avoir des modules Chrome ou Firefox pour partager d’un clic des articles est aussi un gros plus.
  • Un tchat, très important !!!!

 

Dans mon expérience utilisateur, celui qui se rapproche le mieux de ce que doit m’apporter un réseau social alternatif est…

Roulement de trompettes !!!!!!!!!!!!!

Et bien… Quitter ! Car il est un calque de Twitter, ça permet de venir en douceur sans être trop perturbé. Mais comme je ne kiff pas Twitter… Bah… Aucun !

Ah bah tiens, je me disais « t’es pas encore casse couilles, qu’est-ce qui se passe ? »

Ils ont tous un peu de chaque, mais tous leurs gros défauts, alors ça me frustre, je suis assez insatisfait !

Bah t’a qu’à aider au développement pauvre type !

Je ne suis pas professionnel du milieu, et j’ai déjà beaucoup d’autres activités qui m’en empêchent !

Actuellement je suis sur Diaspora* car ce n’est pas le meilleur, mais c’est le « moins pire » de tous ! Et puis c’est mes potos Augier et Dada qui tiennent le POD diaspote !

Je vais donc faire un article par réseau social décentralisé et je vous ferais mes retours en espérant apporter quelque chose de constructif qui pourra aider ou guider les développeurs de chaque réseaux !

Et vous ? Donnez votre avis, votre expérience !

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5 Commentaires sur "Changer de réseau social, pourquoi est-ce difficile ?"

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L\'ⒶlternⒶctiviste
Invité
Je confirme, changer de réseau social c’est dur ^^ Pour prendre mon exemple personnelle avant, je ne connaissais que Facebook que je n’appréciais pas et Twitter et Tumblr que affectionnais pour leurs simplicités. Puis plus tard je me suis posée la question du choix d’un réseau social alternatif. J’ai entendu parler de Diaspora, mais je me suis tellement perdue dans l’inscription, le fait que je croyais à tord qu’il fallait forcement l’installer et l’auto-heberger chez soi etc. Fais que j’ai vite abandonné. Au final comme réseaux social j’ai plutôt choisi on va dire la simplicité en m’inscrivant sur un réseau… Read more »
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[…] il y a quelques jours j’évoquais le fait que changer de réseau social était un peu difficile (mais pas impossible) ! Et donc je commence l’aventure avec Movim […]

Anne Har
Invité
L’habitude, la communauté qu’on a fini par créer, tout cela retient le changement. Il m’a fallu un énième scandale (censure de la photo du Vietnam) sur Facebook, pour que je fasse la démarche. Il y avait déjà quelque temps que ça me démangeait… Je n’ai pas d’autre réseau, je trouve que j’y passe déjà assez de temps… J’ai trouvé Framasphère*, je ne sais plus trop comment ! Peut-être bien une info sur FB ! Inscription très facile, apprendre l’utilisation de base est assez aisé grâce au soutien très réactif du site et de la communauté. Autre réseau, autre fonctionnement :… Read more »
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